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Don d’organes : en parler c’est déjà agir Entre proches, on se le dit

Le réseau Audilab s'engage à l'occasion de la Journée mondiale du don d'organes


Il y a des sujets dont on parle peu, parce qu’ils touchent à ce que nous avons de plus intime : la vie, la mort, nos proches, nos convictions. Le don d’organes en fait partie. Pourtant, c’est précisément parce qu’il est difficile à aborder qu’il mérite que l’on s’y arrête.

Cette année, Audilab a choisi d’en faire sa nouvelle cause, avec un message simple et essentiel : faire connaître sa volonté à ses proches.

 

Une cause qui nous touche de près

 

Dans le cadre de sa stratégie RSE, Audilab s’engage auprès d’associations et dans des actions concrètes qui font sens. Après plusieurs années aux côtés de Ruban Rose, le groupe soutient aujourd’hui une nouvelle cause, celle du don d’organes. Un sujet sensible qui porte ce message essentiel : faire connaître sa volonté à ses proches.

 

 

« Une cause qui nous touche de près », explique Benoît Roy, président du groupe Audilab, audioprothésiste D.E.

Ce témoignage rappelle qu’un don d’organes n’est jamais une statistique : derrière chaque greffe, il y a une personne, une famille, une vie qui continue.

 

 

Un message relayé à travers tout le réseau

 

C’est à l’occasion de la Journée mondiale du don d’organes, qui s’est tenue le 17 octobre, qu’Audilab a choisi de relayer ce message dans l’ensemble de son réseau. Plusieurs actions ont été déployées pour toucher le plus grand nombre :

       des animations dans les centres, pour aller à la rencontre des patients et des collaborateurs ;

       de l’affichage, pour rendre le sujet visible dans nos espaces d’accueil ;

        des post-it invitant au dialogue, pour encourager chacun à engager la conversation avec ses proches ;

       les réseaux sociaux, pour diffuser le message au-delà de nos centres ;

       la presse et le magazine 5/5, pour prolonger la sensibilisation.

 

L’objectif de toutes ces actions est le même : faire bouger les choses. Car en matière de don d’organes, la prise de parole fait toute la différence.

 

 

Le don d’organes en quelques chiffres

 

en France attendent une greffe.
Derrière ce chiffre, il y a autant de patients, de familles et de proches qui espèrent un appel, parfois pendant de longs mois.

 


Cœur, poumons, foie, reins, pancréas : un seul geste de générosité peut redonner un avenir à plusieurs personnes à la fois.

 

  si le taux de refus baisse d’1%.
Faire baisser le taux de refus de 1 % permettrait de sauver 100 personnes supplémentaires.

 

Ces données montrent que le manque de greffons n’est pas une fatalité. Il tient en grande partie à un sujet resté tabou : beaucoup de familles ignorent ce que souhaitait leur proche et, dans le doute, préfèrent s’opposer.

 

 

En France, que dit la loi ?

 

Il est important de connaître le cadre légal, souvent mal compris. En France, nous sommes tous considérés comme donneurs d’organes et de tissus après notre décès, sauf si nous avons exprimé notre refus de notre vivant. Ce refus peut notamment être formalisé en s’inscrivant sur le Registre national des refus.

 

Concrètement, cela signifie que le silence vaut consentement. Mais dans la pratique, les équipes médicales ne s’arrêtent pas à ce principe : elles interrogent également les proches pour savoir si la personne avait exprimé une opposition de son vivant. C’est ici que tout se joue.

Si les proches ne savent pas ce que pensait la personne, le doute s’installe, et ce doute conduit trop souvent au refus.

 

D’où l’importance de faire connaître sa volonté, quelle qu’elle soit. Que l’on soit favorable ou non au don, l’essentiel est que ses proches le sachent. Cela leur évite d’avoir à décider seuls, dans un moment de grande douleur, ce qu’aurait voulu la personne disparue. C’est aussi une façon de respecter pleinement ses choix.

 

 

Un engagement qui se poursuit

 

La mobilisation d’Audilab ne s’arrête pas à la Journée mondiale du 17 octobre. L’engagement se poursuivra les 27 et 28 novembre 2026, lors du 30ème Enseignement Post-Universitaire en audioprothèse, rendez-vous incontournable de la profession. Ce sera l’occasion de sensibiliser les professionnels de l’audition et de poursuivre le dialogue autour de cette cause.

Parce que la santé ne se limite pas à l’audition, Audilab entend, à son échelle, contribuer à faire évoluer les mentalités sur un sujet de société majeur.

 


Le message porté par Audilab tient en une phrase !

En parler ne demande ni formalité, ni démarche compliquée. Une conversation autour d’un repas, un échange au détour d’une promenade, quelques mots suffisent. Dire à ses proches « voilà ce que je souhaite » est un geste simple, mais d’une portée immense : il peut soulager une famille de la charge de décider, et il peut sauver des vies.

 

C’est pourquoi la campagne « Le don d’organes, j’en parle » invite chacun à franchir le pas du dialogue. Parler du don d’organes, ce n’est pas parler de la mort : c’est parler de la vie, de celle que l’on peut offrir, et de celle de ceux qui nous entourent.

 

Pour en savoir plus sur le don d’organes

 

 

FAQ : VOS QUESTIONS FRÉQUENTES

 

Qui peut donner ses organes ?

 

Tout le monde peut être donneur, quel que soit son âge. Il n’existe pas de limite d’âge pour le don d’organes : c’est l’état des organes au moment du décès qui est évalué par l’équipe médicale, et non l’âge ou les antécédents de santé de la personne.


 

Que se passe-t-il si je n’ai jamais exprimé ma position ?

 

En France, si vous n’avez pas exprimé votre refus de votre vivant, vous êtes présumé donneur. Toutefois, les équipes médicales interrogent systématiquement vos proches pour savoir si vous aviez exprimé une opposition. Sans information claire, le doute peut conduire la famille à refuser. D’où l’importance d’en parler.


 

Comment refuser le don d’organes ?

 

Il suffit de s’inscrire sur le Registre national des refus, en ligne ou par courrier. Vous pouvez aussi communiquer votre refus par écrit à un proche, ou l’exprimer oralement à votre famille, qui en témoignera. Ce choix reste modifiable à tout moment.


 

Dois-je porter une carte de donneur ?

 

Non, la carte de donneur n’a aucune valeur légale. Ce qui compte, c’est d’avoir informé vos proches de votre volonté. Ce sont eux qui seront consultés, et qui pourront témoigner de votre position.


 

Le don d’organes est-il gratuit et anonyme ?

 

Oui. En France, le don est un acte gratuit et anonyme : il ne peut y avoir ni rémunération, ni choix du receveur par la famille du donneur. Les organes sont attribués selon des critères médicaux stricts, dans le respect de l’équité entre les patients en attente.